La pétanque au coeur du Périgord Noir PETANQUE SARLADAISE
La pétanque au coeur du Périgord Noir PETANQUE SARLADAISE
Nicolas BOUTY

Interview de Nicolas BOUTY, janvier 2012, par Jeff.

 

Nico, dis-nous tes principaux faits d’armes ?

En championnats :

2008, Champion de la Dordogne Triplette Provençal (avec Francis Garrigue et Dominique Joubert)

2009, Champion de la Dordogne Triplette Pétanque (avec André Dutheil et Dominique
Joubert) et Champion de la Dordogne Doublette Provençal (avec Dominique Joubert)

2010, Champion de la Dordogne Doublette Pétanque (avec Alain Garcia)

6 fois vice-champion de la Dordogne

10 championnats de ligue d’Aquitaine dont 3 fois en 8eme de finale

4 qualifications en zone Coupe de France

Montée en régional CDC avec le club de l’Entente Périgueux Pétanque en 2009

Montée en national 2 CDC avec le club de St Julien en 2010

3 participations aux Trophées des Villes (2009, 2010 et 2011)

1 participation (sélection locale) aux Masters 2005, étape à Sarlat.

                En concours nationaux :

2009      ½ finale du national de Mantes La Jolie

1/4 finale du national de Carmaux

¼ finale du national de St Priest Taurion

                32 ème du Mondial de Millau

2011      ½ finale du national de Soustons

                16 ème finale du mondial «La Marseillaise »

S’ajoutent une dizaine de 1/8 ème de finale et plusieurs dizaines de concours régionaux gagnés.

 

Et les clubs que tu as connus?

Pétanque Sarladaise à Sarlat de 1990 à 2007, le club, la ville de mon cœur.

EPP à Périgueux de 2008 à 2009, le club qui m’a fait décoller.

Pétanque Lamponaise à Saint-Julien de Lampon de 2010 à…, le club ambitieux et
talentueux.

 

A quels moments as-tu senti que tu franchissais une étape importante dans le cheminement qui t’a conduit à ton niveau actuel ?

A ce jour, je pense avoir connu 2 étapes essentielles dans ma « vie » de pétanqueur. D’abord lorsque j’ai tenté ma chance à Périgueux avec Garrigues et Joubert. C’est évident que mon premier titre acquis en championnat avec ces 2 «monstres » des boules m’a fait décoller ce jour là. Puis le deuxième temps fort et non le moindre à mes yeux est notre association avec Alain Garcia. Nous avons accumulé un capital confiance en jouant et en battant les meilleurs joueurs au monde.

 

Parles- nous de ton club qui semble allier avec bonheur résultats sportifs et esprit de club (Pétanque Lamponaise, district de Sarlat)

Le club de St Julien de Lampon est le club phare de la Dordogne si l’on considère les résultats sportifs, le nombre des licenciés et l’esprit de club. Nous avons fêté il ya peu de temps la dizaine de titres départementaux acquis en 2011. Le club évolue et progresse depuis 5 ou 6 ans grâce à un bureau compétant et des joueurs ambitieux et
compétiteurs. Nous avons une centaine de licenciés dont 25 jeunes, une quinzaine de féminines et une équipe vétérans vice-championne départementale qui a fière allure. L’esprit de club est en partie dû aux résultats dans chacune des catégories et tout le monde est concerné par la victoire et se reconnait dans les joies qu’elle procure. Il règne au sein de ce club une sincère amitié, une vraie fraternité et une solidarité que je n’ai jamais vues ailleurs. Je voudrais souligner et féliciter cette union entre joueurs, dirigeants, supporters et bénévoles parce que sans eux la réussite du club serait impossible.

 

 J’ai lu ta réaction à une interview de Marco Foyot endécembre 2011 sur Boulistenaute. Es-tu nostalgique d’une époque révolue ?

C’est vrai que j’ai réagi sur un forum à une interviewe Marco Foyot. Je défendais une époque révolue, la pétanque d’antan que j’ai peu connue mais qui pour moi était la plus belle. La pétanque doit aussi être un show, un spectacle et on peut s’y ennuyer parfois. Foyot ou Passo sont des joueurs formidables car ils ont un charisme, une présence sur le terrain qui font que la partie vaforcément être intéressante. Marco Foyot est à l’origine du développement de cesport et de sa médiatisation. Il vit de ce sport et continue à le promouvoir.Je suis admiratif de ce personnage hors du commun. Comme l’écrivait Yvan Audouart « Sans les mots les boules ne sont qu’un jeu, avec eux elles deviennent un humanisme » Dans mon post, je notais également cette belle leçon pour cette nouvelle génération de joueurs arrogants, insolents qui n ‘amusent personne contrairement à un Foyot et à un Passo : « soit coquin mais respecte les autres ».

 

Que penses-tu du Championnat Des Clubs ?

La création du CDC en 1986 à été un succès qui a grandi au fils des ans et qui séduit un nombre toujours croissant de clubs, près de 5000 en 2011. Bien sûr, je suis favorable à cette formule et motivé pour jouer cette compétition. Elle est pour moi la plus belle pour représenter un club, au meilleur niveau national pour mon club de St Julien, mais aussi pour tous les clubs en général car cette compétition se joue dans un excellent esprit sportif et convivial. C’est aussi la possibilité de joueur avec des personnes avec qui on ne joue pas habituellement. Le CDC est un championnat d’équipe avec ses changements de joueurs, des remplaçants, un coach. Il nous rapproche des sports collectifs et des qualités humaines que j’ai bien connues avec le rugby. Bravo à la fédération d’avoir su instaurer cette compétition destinée à développer et à encourager la pratique de la pétanque pour TOUS (souligne le tous).

 

Es-tu d’accord pour dire que le CDC influe maintenant sur les mutations des joueurs  et sur l’image des clubs ?

C’est vrai que le CDC influe sur les choix de mutation des joueurs. Je pense que si un club a des prétentions, il lui est indispensable de recruter des joueurs d’expérience pour gonfler ses rangs et améliorer sa qualité de jeu. Et un club qui marche bien est aussi un aimant pour les joueurs et nous le sentons bien à ST Julien car de nombreux joueurs de la Dordogne mais aussi des départements limitrophes viennent chez nous sans pour autant être « équipés » C’est attirant et séduisant de jouer un championnat national des clubs et une coupe de France. Actuellement dans l’équipe phare du club, seul Alain Garcia est originaire de St Julien de Lampon.

 



Le champion du monde Henry Lacroix que tu connais mute cette année à Lyon où il va participer à un projet de professionnalisation de la pétanque. A Cahors, ville lotoise voisine, un nouveau club semble vouloir s’édifier sur les deux piliers du sport professionnel: sponsors et   joueurs de haut niveau (Séb. Da Cunah / des féminines titrées). De quoi s’interroger sur l’avenir de la pétanque et des clubs. Est-ce que tu crois par exemple que les clubs vont être emmenés à se spécialiser dans le loisir ou la compétition ?

Le monde professionnel s’ouvre pour certains joueurs reconnus. Des ambassadeurs comme Henry Lacroix, Philippe Quintais, Marco Foyot, Bruno Leboursicaud, Philippe Suchaux ou encore Christian Fazzino donnent une belle image sportive de la compétition et de la discipline pratiquée au haut niveau. Professionnalisation et médiatisation, avec sponsors et démarche financière ont toute leur place dans l’univers bouliste. Et cela a déjà commencé avec l’intervention de Marco Foyot dans un rôle de consultant pour couvrir La Marseillaise et cela continue avec succès à l’occasion des retransmissions télévisées du Trophée des villes et des Masters. Il n’est pas impossible que l’on voit également les finales du CNC à la télévision dans les années à venir. Je considère la pétanque comme un sport et aujourd’hui dans la plupart des sports il existe 3 catégories : une élite professionnelle, des semi-professionnels et des amateurs qui représentent 99% des joueurs pour la pétanque. Je crois que nous devrions nous diriger dans cette direction pour que la pétanque devienne un sport à part entière.   

 

 Nico, tu n’as pas répondu à la question…

Loisir ou compétition ? La compétition est déjà présente dans tous les clubs et cela depuis longtemps, depuis même l’organisation du premier concours en 1910. Depuis des décennies, tous les joueurs licenciés et quel que soit leur niveau participent aux
différents championnats départementaux ou aux concours du week-end. Cependant
la pétanque doit pouvoir accueillir les joueurs qui la pratiquent dans un moment de détente ou qui sont à la recherche d’un amusement. C’est pourquoi je crois que le loisir et la compétition ne sont pas incompatibles et doivent être possibles dans tous les clubs. Mais cette cohabitation ne doit pas être un frein au développement de la compétition parce que le grand public est demandeur pour suivre et admirer à la télévision une certaine élite. Je pense d’ailleurs que la fédération et les sponsors devraient se diriger vers le resserrement de l’élite avec une compétition majeure avec 8 à 10 clubs et faire en sorte qu’elle devienne enfin une discipline olympique.

 

Avec qui joues-tu cette année ?

En triplette avec Dominique Joubert et Jean-Christophe Godard, en doublette avec Alain Garcia, en doublette mixte avec une des filles de Patou Borne qui arrivent au club et en Provençal avec Dominique Garcia et Manu Pace.

 

Ton portrait est depuis peu sur Boulistenaute. Tu entres dans le cercle des célébrités et tu vas côtoyer cette saison avec Alain Garcia le team Godard. Simon Cortes joue cette année à Gourdon .Est-ce que des périgourdins vont évoluer bientôt avec des champions du monde ?

Concernant Boulistenaute, J’ai été contacté en septembre dernier par le célèbre  Mamasse qui souhaitait réaliser mon portrait. C’est avec un grand honneur et une immense joie que j’ai accepté. Pour ce qui est du team, nous entrons avec Alain Garcia dans le team Godard et rejoignons Quintais, Lacroix, Suchaud et Cortes. C’est une chance qui nous est offerte de côtoyer ces joueurs  et de jouer les plus beaux concours en étant sponsorisés. Je crois que nous allons jouer prochainement avec Simon Cortes sur 1 ou 2 nationaux, après on verra…

 



Quelle compétition veux-tu absolument gagner cette année ?

J’aimerai gagner à nouveau le championnat doublette avec Alain. D’abord parce que nous avons échoué en finale l’année dernière et rien n’est plus frustrant de perdre sur la dernière marche. Et puis surtout, parce que je crois, en toute humilité, que nous pouvons réaliser un exploit lors des phases finales du championnat de France. Mais la compétition que j’aimerai gagner absolument un jour, c’est le championnat Tête à Tête. Et puis gagner un national bien sûr, celui de Périgueux serait parfait.

 



Paroles ouvertes : (Si tu as envie de t’exprimer sur un
sujet, c’est ton espace)

Je voudrais avoir une pensée pour tous ceux que j’ai rencontrés dans le milieu des boules et qui aujourd’hui ne sont plus là : Elie Valette, Capilaire, Gérard Pigeat, Bruno Sanchez, Miche Sénac, le président départemental Boudy. J’aimerais remercier Dominique Joubert pour m’avoir fait « Grandir » en compétition. Je voudrais dire à Alain Garcia que je prends beaucoup de plaisir en sa compagnie, sur et hors du terrain. Je voudrais féliciter Bernard Delbos pour ses nouvelles fonctions à la présidence du club de Sarlat, ce club que j’aime profondément et qui mérite une nouvelle dimension. Je voudrais remercier Fabienne, ma femme, qui me laisse vivre pleinement ma passion. Merci à toi Jeff et à la Pétanque Sarladaise pour cette interview. Merci d’avoir pensé à moi.

 

La Pétanque Sarladaise te remercie et ses joueurs te souhaitent de belles  victoires sur tous les terrains de France.

 

 

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